L’indice des dettes à la consommation de MNP révèle une incidence positive de la pandémie sur les finances des Canadiens

Les mesures d’allègement en place et une baisse de la consommation font bondir l’optimisme à l’égard de l’endettement et des finances personnelles

CALGARY (Alberta), le 20 juillet 2020 – Alors que la situation semblait morose pour de nombreux Canadiens au dernier trimestre, plusieurs d’entre eux sont restés à flots grâce aux programmes de soutien mis en place en raison de la pandémie. Après avoir atteint son niveau le plus bas au début mars, l’indice des dettes à la consommation de MNP a grimpé de trois points de pourcentage, pour atteindre 96 points, et prouve l’optimisme croissant des consommateurs à l’égard de leurs finances personnelles. Le sondage trimestriel, réalisé par Ipsos pour le compte de MNP Ltée, révèle que les Canadiens sont plus convaincus que jamais de pouvoir couvrir leurs frais de subsistance au cours des 12 prochains mois sans s’endetter davantage (61 %, hausse de 3 points). Comparativement aux données d’avant la pandémie, un plus grand nombre de Canadiens qualifient d’excellente leur situation d’endettement actuelle (43 %, hausse de 5 points). Plus d’un quart des répondants (27 %, hausse de 1 point) considèrent leur situation d’endettement actuelle meilleure que l’an passé et plus du tiers (35 %, hausse de1 point) croient que leur situation est meilleure qu’il y a cinq ans.

Ce nouvel optimisme se traduit également par des chiffres qui dévoilent que les Canadiens sont moins nombreux à regretter d’avoir contracté autant de dettes dans leur vie (44 %, baisse de 3 points) et qu’ils se sentent moins préoccupés par leur niveau d’endettement actuel (40 %, baisse de 6 points).

« La montée de l’optimisme chez de nombreux Canadiens à l’égard de leur situation d’endettement découle probablement des mesures d’allègement liées à la pandémie. Par contre, elle peut également provenir de la comparaison que font les Canadiens de leur situation par rapport à celle qui prévaut ailleurs dans le monde, dit Grant Bazian, président de MNP Ltée. De plus, ils sont nombreux à avoir réalisé qu’il était plus facile de limiter ses dépenses dans les derniers mois, étant donné le confinement. »

Avec la fermeture à grande échelle des commerces, ce qui restreint les possibilités de dépenses, ainsi que les économies réalisées sur l’essence et les déplacements grâce au télétravail, les Canadiens disposent maintenant d’une plus grande marge de manœuvre dans leur budget chaque mois. En moyenne, après avoir payé leurs factures et réglé leurs obligations financières, ils se retrouvent à la fin du mois avec 148 $ de plus qu’au début de mars.

« La COVID-19 a changé de façon radicale les dépenses des consommateurs depuis la fermeture des restaurants, des cinémas, des centres commerciaux et autres lieux de consommation discrétionnaire. Malgré une faible hausse des factures d’épicerie, des services publics et des achats en ligne, plusieurs ménages disent avoir économisé, ce qui, dans certains cas, leur a donné le sentiment d’être mieux outillés pour honorer des paiements qu’ils étaient incapables d’effectuer », explique M. Bazian.

Le nombre de Canadiens qui se disent à 200 $ ou moins de l’insolvabilité à la fin du mois a diminué de sept points depuis le début de mars (43 %, baisse de 6 points). Cette proportion comprend les 22 % qui ont déjà déclaré être insolvables et incapables de payer leurs factures et de rembourser leurs dettes.

« Même si le niveau de dépenses ne revient pas immédiatement à ce qu’il était avant la pandémie, de nombreux ménages pourraient facilement se retrouver en situation critique. Juste quelques centaines de dollars par mois – moins qu’une réparation de véhicule inattendue ou qu’une perte de prime d’heures supplémentaires – suffiraient à faire pencher la balance du côté de l’insolvabilité une fois de plus, déclare M. Bazian. À mesure que l’économie se remet en marche, nous devrons nous attendre à ce que les créanciers prennent un éventail de mesures pour récupérer leur dû. Qu’il s’agisse d’augmenter les paiements mensuels ou de prolonger la durée des prêts, le résultat sera sans doute le même : la plupart des ménages s’endetteront davantage. »

Jusqu’à présent, le soutien du gouvernement, le report des paiements de prêt hypothécaire et la flexibilité des créanciers ont tous contribué au déclin important du nombre de dossiers d’insolvabilité depuis le début de la pandémie. Juste au mois de mai, le nombre de dossiers d’insolvabilité des particuliers a chuté de 51 % par rapport au même mois l’année dernière.

Compte tenu de la situation des Canadiens déjà précaire avant la crise – sans compter l’ampleur du virus, ses conséquences économiques et la réponse du gouvernement – M. Bazian affirme qu’une montée de cas d’insolvabilité au pays ne serait pas surprenante.

« Dans le meilleur des scénarios, à mesure que cesseront les subventions et les fonds de stimulation du gouvernement fédéral, que les créanciers se mettront à recouvrer les paiements reportés et que les consommateurs retrouveront leurs habitudes d’avant la pandémie, ces chiffres reviendront rapidement à leur niveau d’avant la crise », dit M. Bazian.

Pour ceux et celles qui éprouvent des difficultés à gérer leur endettement, M. Bazian affirme que déclarer faillite n’est pas la première ni la meilleure option dans tous les cas. Les syndics autorisés en insolvabilité sont les seuls professionnels dont le travail est régi par le gouvernement fédéral qui sont habilités à fournir un large éventail de solutions à l’endettement, dont les propositions de consommateur, le règlement de dettes à l’amiable et les faillites. Ils adoptent une approche personnalisée et donnent une opinion impartiale pour aider les personnes aux prises avec de sérieuses dettes à comprendre leurs droits et à déterminer la solution qui leur convient le mieux.

« Il est difficile de prédire le nombre de Canadiens qui devront recourir à une solution à l’endettement en raison de la COVID, mais nous pouvons affirmer que le chiffre risque de fracasser des records, à l’image de la pandémie », dit M. Bazian.

Autres découvertes du sondage :

  • Certains ménages se préparent au pire et craignent de se retrouver devant une situation économique incertaine après la pandémie, une fois que les mesures d’allègement actuelles auront pris fin :
    • Le nombre de Canadiens qui s’attendent à ce que leur situation d’endettement s’améliore dans un an a chuté (33 %, baisse de 3 points) et, par ailleurs, 1 personne sur 10 croit que sa situation se détériorera (11 %, hausse de 2 points).
    • Lorsque les Canadiens se font demander à quoi ressemblera leur situation d’endettement dans cinq ans, 4 personnes sur 10 s’attendent à une amélioration (42 %), soit une baisse de six points de pourcentage par rapport au niveau d’avant la pandémie. Quant à leurs attentes dans un an, 1 Canadien sur 10 croit que sa situation d’endettement sera pire (10 %, hausse de 2 points).
  • Certains groupes sont proportionnellement plus touchés par la pandémie, qui joue sur la marge de manœuvre qu’ils ont à la fin du mois :
    • En moyenne, les femmes réalisent une plus petite économie à la fin du mois (97 $ par rapport à 202 $ pour les hommes).
    • La génération X voit aussi une plus petite augmentation dans ses économies (78 $ comparativement à 325 $ pour les millénariaux et à 134 $ pour les baby-boomers). Les membres de cette génération sont les plus susceptibles d’être sur le marché du travail (contrairement aux autres qui sont soit à la retraite ou aux études) et d’avoir des dettes à régler.
    • Cette augmentation varie par région, passant d’une hausse de 73 $ au Canada atlantique à une hausse de 387 $ en Alberta; par contre, les habitants de la Saskatchewan et du Manitoba sont les seuls à subir une perte d’argent à la fin du mois (baisse de 98 $).

À propos de MNP Ltée

MNP Ltée, une division du cabinet comptable national MNP sencrl, srl, est le plus important groupe de professionnels en insolvabilité au Canada. Depuis plus de 50 ans, notre équipe chevronnée de conseillers et de syndics autorisés en insolvabilité travaille avec les particuliers pour les aider à surmonter leurs difficultés financières et à reprendre leurs finances en main. Comptant plus de 230 bureaux au pays, MNP aide chaque année des milliers de Canadiens qui éprouvent de graves problèmes d’endettement. Visitez notre site Web au MNPdettes.ca pour communiquer avec un syndic autorisé en insolvabilité ou utiliser gratuitement nos outils d’autoévaluation de l’endettement.

Compte tenu des mesures d’éloignement social actuellement en place, MNP Ltée offre des consultations gratuites par téléphone et par vidéoconférence (Skype, Messenger, Zoom, FaceTime, etc.). L’équipe de syndics autorisés en insolvabilité de MNP Ltée est en mesure d’aider les personnes éprouvant des difficultés financières à faire des choix judicieux pour gérer leurs dettes pendant la crise. Visitez le site MNPdettes.ca pour prendre rendez-vous ou lancer une discussion en ligne.

À propos du sondage

Les présentes exposent certains résultats d’un sondage Ipsos mené pour le compte de MNP Ltée les 1er et 2 juin 2020. Dans le cadre de ce sondage, un échantillon de 2 001 Canadiens d’au moins 18 ans ont été interrogés. Une pondération visant à équilibrer les données démographiques a ensuite été réalisée pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et pour fournir des résultats représentatifs de l’ensemble de la population. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas présent, les résultats se situent à plus ou moins 2,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ceux qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens avaient pris part au sondage. L’intervalle de crédibilité sera plus large parmi les sous-ensembles de la population. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d’autres types d’erreurs, notamment l’erreur de couverture et l’erreur de mesure.

Un sommaire des données pour une province en particulier vous sera fourni sur demande.