Plus de la moitié des Canadiens sont préoccupés par l’incidence des hausses des taux d’intérêt, une hausse de trois points depuis septembre

  • La moitié (47 %) disent qu’ils éprouveront des difficultés financières si les taux augmentent; le tiers (35 %) sont d’avis qu’une hausse des taux pourrait les obliger à déclarer faillite.
  • Près de la moitié (47 %) affirment qu’il est déjà moins abordable de faire l’épicerie pour la famille.
  • Un quart (25 %) estiment ne pas avoir une bonne compréhension de l’incidence des taux d’intérêt sur leur situation financière.
  • Huit sur dix (81 %) entendent faire preuve d’une plus grande vigilance dans leurs dépenses compte tenu de la hausse des taux d’intérêt.

CALGARY (Alberta) – Le 22 février 2022 – À l’aube de l’annonce de la Banque du Canada au sujet des taux d’intérêt, prévue pour le 2 mars 2022, bon nombre de ménages canadiens ayant déjà étiré leur budget au maximum pendant la pandémie en raison de la hausse du coût de la vie doivent se préparer à une année qui risque d’être ardue. Selon un récent sondage Ipsos mené pour le compte de MNP Ltée, plus de la moitié (55 %) des Canadiens sont préoccupés par l’incidence des hausses des taux d’intérêt sur leur situation financière, une augmentation de trois points depuis septembre.

Environ la moitié d’entre eux se disent plus inquiets de leur capacité à rembourser leurs dettes qu’ils ne l’étaient auparavant (54 %, inchangé) et craignent d’éprouver des problèmes financiers si les taux d’intérêt augmentent de façon marquée (47 %, +3 points). Trente-cinq pour cent (inchangé) des répondants sont d’accord pour dire qu’une hausse des taux d’intérêt pourrait les pousser à la faillite.

« À la veille de ce qui sera vraisemblablement la première d’une série de hausses de taux d’intérêt à venir cette année, de plus en plus de Canadiens se questionnent sur leur capacité à pouvoir composer avec celles-ci, explique Grant Bazian, président de MNP Ltée, le plus important cabinet en insolvabilité au pays. Les ménages les plus vulnérables sont ceux qui ont accumulé les dettes pour joindre les deux bouts et qui sont incapables de les rembourser. Les paiements plus élevés arrivent à un moment où de nombreux Canadiens trouvent déjà qu’il est moins abordable de payer leur épicerie ou leur logement. »

Les personnes devant renouveler prochainement leur hypothèque redoutent une éventuelle hausse des taux. Six répondants sur dix (61 %) qui renouvelleront leur prêt hypothécaire dans la prochaine année craignent de connaître des ennuis financiers si les taux d’intérêt devaient augmenter considérablement. Le tiers (75 %) de ceux qui affirment avoir emprunté de l’argent qu’ils n’étaient pas en mesure de rembourser rapidement ou n’avoir payé que le solde minimal sur leur carte de crédit ou leur marge de crédit personnelle croient qu’ils se retrouveraient en situation précaire. Sans grande surprise, les répondants qui estiment leur situation financière personnelle comme étant « médiocre » sont plus propices (80 %) à croire qu’ils éprouveront des problèmes si les taux grimpent.

« Les titulaires d’un prêt hypothécaire à taux variable seront les plus sévèrement touchés, surtout si une série de hausses de taux se concrétise en 2022. Les ménages pourraient être appelés à revoir leur budget pour faire place aux centaines ou milliers de dollars supplémentaires en coûts hypothécaires, souligne M. Bazian. L’incidence se fera également ressentir pour ceux qui ont d’autres coûts d’emprunts, comme une marge de crédit hypothécaire ou d’autres prêts à taux variable. »

De plus, des taux d’intérêt plus élevés pourraient toucher les jeunes Canadiens plus que quiconque. Les répondants du groupe des 18 à 34 ans sont plus nombreux (49 %) à être d’accord avec l’affirmation voulant qu’une hausse des taux d’intérêt pourrait les pousser à la faillite, suivis de ceux du groupe des 35 à 54 ans (41 %). Les Canadiens de moins de 55 ans sont plus enclins à affirmer qu’ils ressentent déjà les effets des hausses des taux d’intérêt, soit 56 % chez les répondants de18 à 34 ans et 57 % chez ceux de 35 à 54 ans. Dans les deux cas, les plus fortes augmentations ont été observées chez les Canadiens d’âge moyen (+4 points et +9 points, respectivement).

« Bon nombre de jeunes Canadiens qui n’ont pas terminé de rembourser d’importantes dettes, notamment pour leurs études, une voiture ou se loger, pourraient être plus fortement touchés par les hausses des taux que les Canadiens de plus de 55 ans, précise M. Bazian. Les ménages canadiens aux prises avec des problèmes d’endettement ne sont pas les seuls à appréhender les contrecoups des hausses des taux d’intérêt. L’augmentation du coût de la vie ne laisse pas non plus les personnes plus optimistes à l’égard de leur situation financière à l’abri des craintes que soulèvent ces hausses de taux d’intérêt. »

Pendant que les prix des biens et des services augmentent à vue d’œil, les Canadiens notent que plusieurs aspects de la vie quotidienne sont moins abordables qu’ils ne l’étaient l’an dernier, notamment l’épicerie (47 %), l’épargne (44 %), les vêtements et les produits de première nécessité (40 %), le transport (36 %), le logement (35 %) et le remboursement des dettes (31 %). Plus de quatre répondants sur dix (44 %) affirment qu’au moins la moitié de ces aspects de la vie quotidienne sont rendus moins abordables.

Autre preuve d’inquiétude au sujet de l’abordabilité : huit répondants sur dix (81 %, -1 point) disent qu’ils seront plus vigilants dans leurs dépenses compte tenu de la hausse des taux d’intérêt. Même une grande proportion (74 %) des répondants qui estiment leur situation financière comme « excellente » affirment être plus prudents dans leurs dépenses.

« Il est encourageant de constater que bon nombre de Canadiens portent attention à une possible hausse des taux d’intérêt et qu’ils ajustent leur comportement en conséquence, fait valoir M. Bazian. Mais les résultats du sondage témoignent aussi d’un manque de connaissances financières, car de nombreux Canadiens admettent qu’ils ne comprennent pas les répercussions des hausses des taux d’intérêt sur leurs finances personnelles. » 

Alors que les prévisions laissent entendre une hausse graduelle en 2022, le quart des Canadiens (25 %, +2 points) disent ne pas avoir une solide compréhension de l’incidence des taux d’intérêt sur leur situation financière. Deux répondants sur dix (20 %, +4 points) expriment des doutes quant à leur capacité à encaisser une hausse d’un point de pourcentage des taux d’intérêt. Chez les répondants qui jugent leur situation financière comme étant « médiocre », les deux tiers (67 %) affirment ne pas être prêts à ces hausses de taux d’intérêt, un bond considérable de 12 points par rapport à septembre. De plus, ceux qui disent avoir emprunté de l’argent au cours de la dernière année et ne pas être en mesure de le rembourser rapidement sont plus susceptibles (51 %) d’admettre ne pas être prêts à composer avec une hausse d’un point de pourcentage.

« Nous espérons que les personnes déjà aux prises avec des difficultés financières ou celles à risque de l’être iront chercher conseil auprès de professionnels pour les aider à gérer leurs dettes, surtout en contexte de taux plus élevés », ajoute M. Bazian.

Tout le monde peut demander une consultation confidentielle et gratuite avec un syndic autorisé en insolvabilité de MNP Ltée pour faire le bilan de sa situation financière. Les syndics autorisés en insolvabilité sont les seuls professionnels encadrés par le gouvernement. Ils offrent une gamme complète de solutions à l’endettement, dont la proposition de consommateur, le règlement de dettes à l’amiable et la faillite. Leurs compétences et leurs connaissances spécialisées leur permettent d’adopter une approche sur mesure et de déterminer les meilleures solutions pour vous aider à venir à bout de l’endettement. 

Voici quelques-uns des autres faits saillants du sondage :

  • Près de la moitié des Canadiens (47 %, +2 points) commencent déjà à ressentir les effets des hausses des taux d’intérêt.
  • Cinq pour cent vont renouveler leur hypothèque dans la prochaine année.
  • Le quart des répondants (26 %) disent avoir payé seulement le solde minimal sur leur carte de crédit ou leur marge de crédit personnelle.
  • Un sur dix (11 %) affirme avoir emprunté une somme qu’il n’était pas en mesure de rembourser rapidement.
  • Seize pour cent estiment se trouver dans une situation financière « médiocre ».
  • Près de deux répondants sur dix (18 %) sont d’avis que leur situation financière est « excellente ».

À propos de MNP Ltée

MNP Ltée, division du cabinet comptable national MNP S.E.N.C.R.L., s.r.l., est le plus important groupe de professionnels en insolvabilité au Canada. Depuis plus de 50 ans, son équipe chevronnée de conseillers et de syndics autorisés en insolvabilité travaille avec les particuliers pour les aider à surmonter leurs difficultés financières et à reprendre leurs finances en main. Comptant plus de 240 bureaux d’un océan à l’autre, MNP aide chaque année des milliers de Canadiens aux prises avec d’importants problèmes d’endettement. Visitez notre site Web au MNPdettes.ca pour communiquer avec un syndic autorisé en insolvabilité ou utiliser gratuitement nos outils d’autoévaluation de l’endettement. Abonnez-vous à notre capsule L’info dettes en trois minutes pour obtenir régulièrement des conseils pratiques sur la gestion des dettes et les finances personnelles. 

À propos du sondage

Les résultats du sondage ont été compilés par Ipsos, pour le compte de MNP, entre le 1er et le 7 décembre 2021. Dans le cadre de ce sondage, un échantillon de 2 000 Canadiens d’au moins 18 ans ont été interrogés. Une pondération visant à équilibrer les données démographiques a ensuite été réalisée pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et pour fournir des résultats représentatifs de l’ensemble de la population. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas présent, les résultats se situent à plus ou moins 2,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ceux qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens avaient pris part au sondage. L’intervalle de crédibilité sera plus large parmi les sous-ensembles de la population. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d’autres types d’erreurs, notamment l’erreur de couverture et l’erreur de mesure.

Un sommaire de certaines données provinciales vous sera fourni sur demande.