Deux conseils de mon père pour mieux épargner
Durant mon enfance, mon père parlait peu d’argent – quelques phrases revenaient régulièrement, mais jamais de longues discussions sur l’emprunt, les taux d’intérêt ou l’investissement. Par contre, avec le temps, notamment quand j’ai commencé à travailler, c’est de lui que j’ai appris à épargner.
Jeune et sans responsabilité financière, j’avais un plan pour ces premiers chèques de paie. Je ne cherchais pas à mettre de l’argent de côté : je pensais surtout à mes achats et aux activités à faire avec mes amis pendant la fin de semaine. Ce plan n’a pas fait long feu, puisque mon père m’a aussitôt donné deux conseils pour mieux gérer mon argent.
1. Économiser pour parer aux imprévus
Des années plus tôt, mon père avait discuté avec mon frère de l’importance d’épargner. Il mettait de l’argent de côté sans que j’en saisisse la raison. Il répétait souvent : « Mieux vaut économiser pour les mauvais jours. »
À l’époque, je ne saisissais pas très bien ce qu’il voulait dire. Au fil des années, j’ai compris qu’il parlait des moments difficiles où tout déraille et où les plans changent brusquement. L’idée est simple : se constituer un coussin pour affronter les aléas de la vie.
Plus j’avançais dans la vie, plus cette phrase me parlait, en particulier lorsque j’ai fondé une famille et acheté ma première voiture ainsi que ma première maison. Rien ne se déroule jamais exactement comme prévu. Voiture qui ne démarre pas, frigo qui cesse de fonctionner, plafond qui fuit : une bonne préparation aide à garder le contrôle sur la situation.
Économiser pour parer aux imprévus peut paraître contraignant. Cependant, la réserve ainsi constituée vous permettra de limiter vos dettes et d’éviter d’utiliser votre carte de crédit en cas d’urgence.
2. Concilier besoins et désirs
Mon père aimait aussi dire : « Achète selon tes besoins plutôt que tes désirs : les deux ne vont pas toujours de pair. »
En grandissant, j’ai compris ce que signifiait réellement cette phrase. Voir son épargne augmenter donne envie de s’offrir de longues vacances en Europe ou de rénover la maison. Pourtant, ces désirs doivent parfois attendre.
Cela ne vous empêche pas toutefois de profiter pleinement de la vie et de vous amuser, mais prenez le temps de réfléchir attentivement à ce qui compte le plus pour vous. Vous pourriez partir en voyage lorsque vous aurez atteint votre montant cible pour votre budget vacances et que vous disposerez d’un bon coussin pour faire face aux imprévus.
Multiplier les comptes d’épargne pour répondre à vos besoins d’un côté et financer vos désirs de l’autre, c’est parfaitement légitime. Vous prévoyez vous évader au soleil l’hiver prochain? Évaluez le budget nécessaire et commencez à économiser dès maintenant. Le voyage sera plus agréable si vous savez qu’aucune facture de carte de crédit importante ne vous attend à votre retour à la maison.
Que faire, maintenant?
Ces deux conseils de mon père m’ont appris à épargner en cas d’imprévu et à privilégier mes besoins plutôt que mes désirs. À l’occasion de la fête des Pères, continuez de faire part de vos conseils à vos enfants, de leur parler de littératie financière et de leur rappeler les bienfaits d’économiser pour les mauvais jours. Un jour, ils comprendront la valeur de vos conseils.
S’il est important de transmettre des connaissances financières à vos enfants, veiller à votre propre santé financière l’est tout autant. Si vous vivez du stress financier, communiquez avec un syndic autorisé en insolvabilité. Ensemble, vous analyserez toutes vos options et retiendrez la solution de désendettement qui vous convient le mieux pour vous aider à reprendre le contrôle de vos finances.