MONTRÉAL (Québec), 13 juillet 2026 – Bon nombre de Québécois savent qu’ils devront affecter une grande portion de leur paie à des dépenses avant même de la recevoir, dans un contexte où l’augmentation soutenue des coûts nuit au budget des ménages, au style de vie et à l’amélioration de la situation financière. Selon le plus récent Indice des dettes à la consommation de MNP, presque trois Québécois sur cinq (57 %) affirment qu’au moins la moitié de leurs revenus servira à régler leurs factures, leurs dettes et leurs dépenses courantes. Plus du quart (27 %) des répondants savent à quoi la majorité de leur paie sera affectée avant même de la recevoir et ils sont 17 % à affirmer que l’intégralité de celle-ci servira à couvrir des dépenses nécessaires ou que leurs revenus seront insuffisants pour subvenir à leurs besoins.
Frédéric Lachance, syndic autorisé en insolvabilité de MNP Ltée à Montréal, observe que « la pression financière ressentie par bon nombre de ménages québécois s’intensifie. En plus de vivre d’une paie à l’autre, ils savent déjà que les revenus qu’ils vont toucher serviront en grande partie à couvrir des dépenses déjà engagées. Cette prévoyance forcée peut aider certaines personnes à respecter leurs obligations financières pour un temps. Or, la situation peut mal tourner et l’on peut se retrouver dans une situation où les fonds manquent toujours, où la paie que l’on reçoit ne sert qu’à faire du rattrapage. Les ménages dans cette situation sont très exposés aux hausses de coûts, aux changements de revenus et aux problèmes de remboursement des dettes ».
Une proportion de 47 % des Québécois déclare être chaque mois à 200 $ ou moins de l’insolvabilité, soit une hausse de trois points par rapport au trimestre dernier. Du groupe, près de trois répondants sur dix (28 %, ‑2 points) affirment qu’ils ne gagnent pas suffisamment d’argent pour régler leurs factures et rembourser leurs dettes.
On observe toutefois un regain d’optimisme quant à l’endettement futur. Le tiers des Québécois (32 %, +2 points) s’attend à ce que sa situation d’endettement s’améliore dans la prochaine année, et deux personnes sur cinq (40 %, +1 point) entrevoient son amélioration dans un horizon de cinq ans.
Les pressions financières soutenues contraignent de nombreux Québécois à réduire des dépenses qu’ils jugeaient auparavant essentielles à leur qualité de vie. Une proportion de 33 % des répondants estime qu’elles nuisent à leurs progrès sur le plan financier. Trois personnes sur dix (31 %) revoient à la baisse leurs dépenses personnelles et familiales liées au mode de vie (soins personnels, vêtements, activités des enfants, etc.).
Près de la moitié des Québécois (48 %) affirme devoir réduire les sommes consacrées au voyage et aux sorties à cause de la conjoncture financière (hausse des coûts, dettes, contexte d’incertitude mondiale, etc.). Le tiers des personnes (34 %) reconsidèrent leurs projets de voyages ou de vacances. Une proportion de 29 % des répondants réduit ses sorties (concerts, festivals, événements sportifs, cinéma, etc.). Le même pourcentage (29 %) de personnes interrogées fait moins d’escapades de fin de semaine et d’excursions d’une journée. Plus de la moitié (52 %) des répondants réduit le montant réservé aux sorties au restaurant et aux activités sociales. Une proportion de 44 % des répondants dépense moins d’argent en restauration (terrasses, restaurants, plats à emporter, café), tandis qu’ils sont 23 % à revoir à la baisse leurs dépenses pour les cadeaux, les mariages, les anniversaires ou d’autres fêtes et 18 % à moins recevoir parents et amis à la maison.
De nombreuses personnes modifient leurs projets en raison des coûts associés et 20 % des Québécois ont annulé des sorties ou des activités ou évitent tout simplement d’en faire. De plus, 7 % des répondants ont recours au crédit ou à l’emprunt pour maintenir leurs projets et leurs activités.
M. Lachance est d’avis que « les Québécois ne font pas que se serrer la ceinture. Ils sont nombreux à se voir contraints de modifier leur mode de vie, de couper dans les activités familiales et sociales et de renoncer à des petits bonheurs du quotidien. Au fil du temps, ces choix peuvent nuire au sentiment d’appartenance à son entourage et à la capacité à profiter de la vie ».
Bien que la Banque du Canada ait maintenu son taux directeur jusqu’à présent cette année, la capacité des Québécois à encaisser une hausse des taux d’intérêt demeure limitée. La proportion de répondants s’estimant capable (27 %) de composer avec une hausse d’un point de pourcentage du taux d’intérêt est supérieure à celle qui affirme le contraire (19 %). Cependant, lorsque cette hausse est présentée comme une augmentation de 130 $ des paiements mensuels d’intérêts, seulement le quart des personnes interrogées (24 %) avoue pouvoir l’assumer. Le tiers (32 %) des répondants déclare qu’il lui serait impossible d’absorber cette augmentation. Trois Québécois sur cinq (59 %, -2 points) ont encore besoin que les taux d’intérêt diminuent pour pouvoir souffler un peu et plus de la moitié (56 %, +3 points) craint d’éprouver des problèmes financiers advenant une hausse des taux.
M. Lachance explique que « des taux d’intérêt stables peuvent faciliter la planification de ses finances, mais ils n’allègent en rien la pression ressentie par les ménages québécois. Ceux-ci doivent tout de même se nourrir, se loger, se déplacer et payer leurs dettes chaque mois. Même une légère augmentation des sommes à débourser peut les obliger à de nouveaux compromis et leur laisser peu de marge de manœuvre. Certains ménages devront peut-être recourir davantage au crédit pour joindre les deux bouts ».
M. Lachance affirme que dans un contexte où beaucoup de Québécois savent déjà comment leur paie sera dépensée avant même de la recevoir, les signes de difficultés peuvent être plus subtils qu’un paiement manqué ou qu’un appel d’une agence de recouvrement. Un ménage qui semble s’en sortir en réduisant ses dépenses, en reportant ses projets, en diminuant son épargne ou en ayant recours au crédit s’enfonce peut‑être dans une situation où les fonds manquent toujours. Une analyse objective de sa situation financière globale peut permettre de déterminer la viabilité de son approche financière actuelle avant que le nombre d’options pour s’en sortir ne commence à diminuer.
M. Lachance est d’avis qu’une « personne qui consulte un syndic autorisé en insolvabilité ne va pas nécessairement déclarer faillite ou déposer une proposition de consommateur. Elle peut seulement souhaiter avoir une conversation confidentielle avant que les choses ne s’aggravent trop, pour brosser un portrait réaliste de sa situation, déterminer quelles dettes elle peut continuer de rembourser et cerner les options qui lui permettraient de reprendre la maîtrise de ses finances ».
Les syndics autorisés en insolvabilité sont les seuls professionnels sous réglementation fédérale pouvant offrir aux particuliers des solutions à leur endettement, notamment la proposition de consommateur et la faillite, et faire cesser les appels désagréables des créanciers. Ils ont les connaissances nécessaires pour les aider à comprendre leur situation financière globale et à trouver une façon pratique pour aller de l’avant. Ils accompagnent les personnes prises dans une spirale d’endettement afin de déterminer des solutions réalistes et viables et d’en expliquer les conséquences avant qu’une décision ne soit prise.
L’équipe de syndics autorisés en insolvabilité de MNP offre des consultations gratuites aux Québécois aux prises avec de sérieux problèmes financiers. Elle a comme mandat de leur fournir des conseils impartiaux, de les aider à mieux comprendre leurs droits et de les orienter vers la meilleure voie à suivre.
À propos de MNP Ltée
MNP Ltée, division du cabinet comptable national MNP S.E.N.C.R.L., s.r.l., est le plus important groupe de professionnels en insolvabilité au Canada. Depuis plus de 50 ans, son équipe chevronnée de conseillers et de syndics autorisés en insolvabilité travaille avec les particuliers pour les aider à surmonter leurs difficultés financières et à reprendre leurs finances en main. Comptant plus de 240 bureaux d’un océan à l’autre, MNP aide chaque année des milliers de Canadiens aux prises avec d’importants problèmes d’endettement. Visitez notre site Web au MNPdettes.ca pour communiquer avec un syndic autorisé en insolvabilité ou utiliser gratuitement nos outils d’autoévaluation de l’endettement. Abonnez-vous à L’Info dettes en 3 minutes de MNP pour obtenir régulièrement des conseils pratiques sur la gestion des dettes et les finances personnelles.
À propos de l’Indice des dettes à la consommation de MNP
L’Indice des dettes à la consommation de MNP permet de prendre le pouls des Canadiens à l’égard de leur endettement, en plus de mesurer leur capacité à payer leurs factures et à faire face aux imprévus et aux hausses de taux d’intérêt sans risquer l’insolvabilité. Réalisé par Ipsos et mis à jour chaque trimestre, cet indice est l’un des baromètres les plus fiables de la situation financière des Canadiens.
La 37ᵉ édition de l’Indice présente une hausse modeste et s’établit à 91 points. Consultez MNPdettes.ca pour en savoir plus.
L’étude a été réalisée par Ipsos, pour le compte de MNP Ltée, entre le 11 et le 16 juin 2026. Dans le cadre de ce sondage, un échantillon de 2 000 Canadiens d’au moins 18 ans ont été interrogés. Une pondération visant à équilibrer les données démographiques a ensuite été réalisée pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et pour fournir des résultats représentatifs de l’ensemble de la population. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas présent, les résultats se situent à plus ou moins 2,7 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ceux qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens avaient pris part au sondage. L’intervalle de crédibilité sera plus large parmi les sous-ensembles de la population. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d’autres types d’erreurs, notamment l’erreur de couverture et l’erreur de mesure.