CALGARY (Alberta), 13 juillet 2026 – Bon nombre de Canadiens savent qu’ils devront affecter une grande portion de leur paie à des dépenses avant même de la recevoir, dans un contexte où l’augmentation soutenue des coûts nuit au budget des ménages, au style de vie et à l’amélioration de la situation financière. Selon le plus récent Indice des dettes à la consommation de MNP, trois Canadiens sur cinq (61 %) affirment qu’au moins la moitié de leurs revenus servira à régler leurs factures, leurs dettes et leurs dépenses courantes. Le tiers (32 %) des répondants savent à quoi la majorité de leur paie sera affectée avant même de la recevoir et une proportion de 16 % des Canadiens affirme que l’intégralité de celle-ci servira à couvrir des dépenses nécessaires ou que leurs revenus seront insuffisants pour subvenir à leurs besoins.
Grant Bazian, président de MNP Ltée, le plus grand cabinet spécialisé en insolvabilité au pays, affirme que « non seulement nombre de Canadiens vivent d’une paie à l’autre, mais ils savent comment leurs revenus seront dépensés avant même de les toucher. Or, aucune de leurs paies ne leur permet de dégager une marge de manœuvre, car elles sont toutes déjà affectées aux factures, aux dettes et aux dépenses courantes. Cette prévoyance forcée peut aider certaines personnes à respecter leurs obligations financières à court terme. Or, la situation peut mal tourner et on peut se retrouver dans une situation où les fonds manquent toujours, où la paie que l’on reçoit ne sert qu’à se remettre à flot. Les ménages dans cette situation sont très vulnérables aux hausses de coûts, aux changements de revenus et aux problèmes de remboursement des dettes ».
L’Indice des dettes à la consommation de MNP s’établit à 91 points, en hausse de quatre points par rapport au trimestre précédent, signe d’une légère amélioration de la confiance des consommateurs, bien qu’elle demeure en deçà de ses niveaux historiques. On observe un regain d’optimisme des Canadiens quant à leur endettement futur. Trois répondants sur dix (30 %, inchangé) s’attendent à ce que leur situation d’endettement s’améliore dans la prochaine année, et deux Canadiens sur cinq (40 %, +3 points) entrevoient son amélioration dans un horizon de cinq ans.
Toutefois, une vulnérabilité financière persiste malgré ces signes encourageants. Une proportion de 46 % des Canadiens déclare être chaque mois à 200 $ ou moins de l’insolvabilité, soit une hausse de trois points par rapport au trimestre dernier. Du groupe, près de trois répondants sur dix (28 %, -1 point) affirment qu’ils ne gagnent pas suffisamment d’argent pour régler leurs factures et rembourser leurs dettes.
Ces pressions financières soutenues contraignent de nombreux Canadiens à réduire des dépenses qu’ils jugeaient auparavant essentielles à leur qualité de vie. Presque deux répondants sur cinq (37 %) estiment que ces pressions nuisent à leurs progrès sur le plan financier. Plus d’un Canadien sur trois (35 %) réduit ses dépenses personnelles et familiales liées au mode de vie (soins personnels, vêtements, activités des enfants, etc.).
Plus de la moitié des répondants (57 %) affirme devoir réduire les sommes consacrées au voyage et aux sorties à cause de la conjoncture financière (hausse des coûts, dettes, contexte d’incertitude mondiale, etc.). Deux personnes sur cinq (42 %) revoient à la baisse leurs projets de voyages ou de vacances. Une proportion similaire de répondants (40 %) réduit ses sorties (concerts, festivals, événements sportifs, cinéma, etc.). Plus du tiers (35 %) des personnes interrogées font moins d’escapades de fin de semaine et d’excursions d’une journée. Plus de la moitié (56 %) des Canadiens réduisent le montant réservé aux sorties au restaurant et aux activités sociales. Une proportion de 48 % des répondants dépense moins d’argent en restauration (terrasses, restaurants, plats à emporter, café), tandis qu’ils sont 28 % à revoir à la baisse leurs dépenses pour les cadeaux, les mariages, les anniversaires ou d’autres fêtes et 21 % à moins recevoir parents et amis à la maison.
Nombre de personnes modifient leurs projets en raison des coûts impliqués et près d’un quart des Canadiens (23 %) ont annulé des sorties ou des activités ou évitent d’en faire. De plus, 9 % des Canadiens ont recours au crédit ou à l’emprunt pour maintenir leurs projets et leurs activités. Les jeunes Canadiens sont plus susceptibles de réduire leurs dépenses – toutes catégories confondues – que les personnes de 55 ans ou plus.
M. Bazian affirme que « les Canadiens ne font pas que se serrer la ceinture. Ils sont nombreux à réduire leurs dépenses discrétionnaires pour couvrir l’essentiel à cause de la hausse des coûts. Les pressions financières peuvent commencer à avoir des répercussions sur autre chose que le budget des ménages, si les gens renoncent à leurs projets, ont recours au crédit pour continuer de faire des activités ou réduisent les occasions de socialiser. Ces décisions peuvent nuire à leur qualité de vie et à leur bien-être psychologique ».
Bien que la Banque du Canada ait maintenu son taux directeur jusqu’à présent cette année, la capacité des Canadiens à encaisser une hausse des taux d’intérêt demeure limitée. La proportion de répondants s’estimant capable (24 %) de composer avec une hausse d’un point de pourcentage du taux d’intérêt est à peu près la même que celle qui affirme le contraire (22 %). Cependant, lorsque cette hausse est présentée comme une augmentation de 130 $ des paiements mensuels d’intérêts, seulement une personne interrogée sur cinq (21 %) avoue pouvoir l’assumer. Plus du tiers (35 %) des Canadiens déclare qu’il lui serait impossible d’absorber cette augmentation. Trois personnes sur cinq (62 %, +1 point) ont encore besoin que les taux d’intérêt diminuent pour pouvoir souffler un peu et près de la moitié des répondants (53 %, inchangé) craint d’éprouver des problèmes financiers advenant une hausse des taux.
M. Bazian explique que « des taux d’intérêt stables peuvent offrir une certaine prévisibilité, mais les Canadiens ne sont pas soulagés pour autant si leur situation financière continue d’être globalement incertaine. Même une légère augmentation des dépenses peut contraindre un ménage à des choix difficiles en raison du coût de la vie élevé, de l’endettement et de l’incertitude économique. Il peut se voir forcé de réduire davantage ses dépenses ou de recourir davantage au crédit pour garder la tête hors de l’eau ».
M. Bazian affirme que dans un contexte où beaucoup de Canadiens savent déjà comment leur paie sera dépensée avant même de la recevoir, les signes de difficultés peuvent être plus subtils qu’un paiement manqué ou qu’un appel d’une agence de recouvrement. Un ménage qui semble s’en sortir en réduisant ses dépenses, en reportant ses projets, en diminuant son épargne ou en ayant recours au crédit s’enfonce peut-être dans une situation où les fonds manquent toujours. Une analyse objective de sa situation financière globale peut permettre de déterminer la viabilité de son approche financière actuelle avant que le nombre d’options pour s’en sortir ne commence à diminuer.
M. Bazian explique qu’une « personne qui consulte un syndic autorisé en insolvabilité n’a pas nécessairement décidé de déclarer faillite ou de présenter une proposition de consommateur. Elle peut simplement souhaiter avoir une conversation confidentielle à propos de sa situation, de ce qu’elle peut se permettre et des options qui s’offrent à elle pour reprendre la maîtrise de ses finances ».
Les syndics autorisés en insolvabilité sont les seuls professionnels sous réglementation fédérale pouvant offrir aux particuliers des solutions à leur endettement, notamment la proposition de consommateur et la faillite, et faire cesser les appels désagréables des créanciers. Ils ont les connaissances nécessaires pour les aider à comprendre leur situation financière globale et à trouver une façon pratique pour aller de l’avant. Ils accompagnent les personnes prises dans une spirale d’endettement afin de déterminer des solutions réalistes et viables et d’en expliquer les conséquences avant qu’une décision ne soit prise.
L’équipe de syndics autorisés en insolvabilité de MNP offre des consultations gratuites aux Canadiens aux prises avec de sérieux problèmes financiers. Elle a comme mandat de leur fournir des conseils impartiaux, de les aider à mieux comprendre leurs droits et de les orienter vers la meilleure voie à suivre.
À propos de MNP Ltée
MNP Ltée, division du cabinet comptable national MNP S.E.N.C.R.L., s.r.l., est le plus important groupe de professionnels en insolvabilité au Canada. Depuis plus de 50 ans, son équipe chevronnée de conseillers et de syndics autorisés en insolvabilité travaille avec les particuliers pour les aider à surmonter leurs difficultés financières et à reprendre leurs finances en main. Comptant plus de 240 bureaux d’un océan à l’autre, MNP aide chaque année des milliers de Canadiens aux prises avec d’importants problèmes d’endettement. Visitez notre site Web au MNPdettes.ca pour communiquer avec un syndic autorisé en insolvabilité ou utiliser gratuitement nos outils d’autoévaluation de l’endettement. Abonnez-vous à L’Info dettes en 3 minutes de MNP pour obtenir régulièrement des conseils pratiques sur la gestion des dettes et les finances personnelles.
À propos de l’Indice des dettes à la consommation de MNP
L’Indice des dettes à la consommation de MNP permet de prendre le pouls des Canadiens à l’égard de leur endettement, en plus de mesurer leur capacité à payer leurs factures et à faire face aux imprévus et aux hausses de taux d’intérêt sans risquer l’insolvabilité. Réalisé par Ipsos et mis à jour chaque trimestre, cet indice est l’un des baromètres les plus fiables de la situation financière des Canadiens.
Maintenant à sa 37ᵉ édition, l’Indice présente une hausse modeste et s’établit à 91 points. Consultez MNPdettes.ca pour en savoir plus.
L’étude a été réalisée par Ipsos, pour le compte de MNP Ltée, entre le 11 et le 16 juin 2026. Dans le cadre de ce sondage, un échantillon de 2 000 Canadiens d’au moins 18 ans ont été interrogés. Une pondération visant à équilibrer les données démographiques a ensuite été réalisée pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et pour fournir des résultats représentatifs de l’ensemble de la population. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas présent, les résultats se situent à plus ou moins 2,7 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ceux qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens avaient pris part au sondage. L’intervalle de crédibilité sera plus large parmi les sous-ensembles de la population. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d’autres types d’erreurs, notamment l’erreur de couverture et l’erreur de mesure.