La situation d’emploi de près de la moitié des Canadiens (46 %) est touchée par la pandémie

Ce que les Canadiens comptent faire lorsqu’ils auront épuisé la PCU :

  • Près de la moitié d’entre eux réduiront leurs dépenses de consommation (46 %).
  • Le tiers (32 %) feront une demande d’assurance-emploi ou contracteront davantage de dettes (35 %).
  • Un sur dix utilisera ses économies pour régler ses factures (30 %).

CALGARY (Alberta), le 22 juin 2020 – Alors que l’économie canadienne se remet en marche après plusieurs mois d’interruption causée par la COVID-19, la situation d’emploi de près de la moitié des Canadiens (46 %) souffre toujours des contrecoups de la pandémie. Un sondage mené récemment par Ipsos pour le compte de MNP révèle que près de deux personnes sur dix ont un horaire de travail ou un salaire réduit (17 %) ou ont perdu leur emploi (16 %). De plus, de nombreux répondants affirment qu’une personne dans leur ménage a un horaire de travail ou un salaire réduit (9 %) ou a perdu son emploi (14 %).

Le sondage interrogeait aussi les Canadiens sur ce qu’ils comptent faire lorsque cesseront les prestations d’urgence qu’ils reçoivent pendant la pandémie. De nombreuses personnes qui bénéficient actuellement d’une aide financière publique liée à la COVID-19 disent qu’elles devront diminuer leurs dépenses (46 %) quand cette aide prendra fin. Un tiers affirment qu’ils feront une demande d’assurance-emploi (32 %) ou se serviront de leurs économies pour payer les factures (30 %).

« Les programmes d’aide du gouvernement fédéral mis en place en réponse à la pandémie et prolongés jusqu’à la mi-juillet ont été salutaires pour les Canadiens dans le besoin. Cependant, bien que ces diverses mesures donnent une marge de manœuvre à beaucoup d’entre eux, les problèmes financiers sous-jacents demeurent », explique Grant Bazian, président de MNP Ltée, le plus grand cabinet de services d’aide en insolvabilité au pays. 

Trente-cinq pour cent des personnes interrogées disent avoir l’intention d’emprunter davantage quand le gouvernement mettra fin aux mesures d’aide financière. Ainsi, ils comptent notamment utiliser leurs cartes de crédit (17 %), emprunter de l’argent auprès d’amis ou de proches (16 %), recourir à une marge de crédit (12 %), faire un emprunt bancaire ou se tourner vers des services de prêts sur salaire (4 %).

« Si la décision de faire un emprunt bancaire à faible taux d'intérêt est généralement responsable, il est facile de s’enfoncer toujours plus dans l’endettement sans se rendre compte à quel point il est difficile de s’en sortir. Quand les dettes deviendront exigibles, que le report des paiements se terminera et que les activités de recouvrement reprendront normalement, bien des gens seront confrontés à la dure réalité », affirme M. Bazian, prévenant que les Canadiens qui empruntent pour joindre les deux bouts risquent de tomber malgré eux dans un cycle de l’endettement quasi impossible à briser.

En raison de la pandémie, le nombre de personnes insolvables devrait augmenter substantiellement, et beaucoup de Canadiens subissent déjà de fortes pressions financières. Un répondant sur dix envisage de déposer une proposition de consommateur (7 %) ou de déclarer faillite (6 %) quand l’aide publique prendra fin.

« La perte d’un emploi est l’une des principales causes de l’insolvabilité. Il est donc probable que les gens qui étaient déjà lourdement endettés et vivaient d’une paie à l’autre devront trouver une solution à leur endettement. La meilleure chose que ces personnes peuvent faire dans l’immédiat est de solliciter les conseils d’un professionnel en gestion de l’endettement.

Les syndics autorisés en insolvabilité, dont le travail est régi par le gouvernement, ont pour mandat d’aider les Canadiens à redresser leur situation financière et, s’il y a lieu, à négocier des ententes avec leurs créanciers. Ils peuvent aussi garantir une protection légale contre les créanciers au moyen d’une proposition de consommateur ou d’une faillite.

De nombreuses personnes sont de plus en plus préoccupées par les effets à long terme de la pandémie. Un tiers des répondants (34 %) disent craindre les répercussions économiques de la COVID-19, une hausse de pas moins de 17 points depuis mars dernier. Ils s’inquiètent également de l’état actuel de l’économie canadienne (29 %, +7) et du spectre d’une récession (25 %, +6).

Malgré le taux de chômage élevé et les appréhensions concernant les conséquences à long terme du virus sur l’économie, certains Canadiens estiment que leurs finances se portent un peu mieux. Cette situation est sans doute attribuable en partie au soutien gouvernemental qui permet à certaines familles de se maintenir à flot. Comparativement aux résultats d’avant la pandémie, les Canadiens sont moins préoccupés par la nécessité de payer leurs factures (22 %, -8), leur niveau d’endettement (21 %, -8) et leur capacité à subvenir aux besoins essentiels de leur famille (19 %, -6).

Autres points saillants du sondage :

  • Étant plus nombreux à occuper un poste au bas de l’échelle ou dans le secteur des services, les jeunes Canadiens sont plus enclins à affirmer que la pandémie a mis à mal leur situation financière. Un quart des répondants âgés entre 18 à 34 ans disent avoir perdu leur emploi (24 %) ou avoir un horaire ou un salaire réduit (24 %).
  • Les Canadiens âgés de 55 ans ou plus sont les plus susceptibles d’affirmer que leur situation d’emploi n’a pas changé du fait de la COVID-19. Comme bon nombre d’entre eux sont déjà à la retraite, ce résultat ne surprend pas.

À propos de MNP Ltée

MNP Ltée, une division du cabinet comptable national MNP sencrl, srl, est le plus important groupe de professionnels en insolvabilité au Canada. Depuis plus de 50 ans, notre équipe chevronnée de conseillers et de syndics autorisés en insolvabilité travaille avec les particuliers pour les aider à surmonter leurs difficultés financières et à reprendre leurs finances en main. Comptant plus de 230 bureaux au pays, MNP aide chaque année des milliers de Canadiens qui éprouvent de graves problèmes d’endettement. Visitez notre site Web au MNPdettes.ca pour communiquer avec un syndic autorisé en insolvabilité ou utiliser gratuitement nos outils d’autoévaluation de l’endettement.

Compte tenu des mesures d’éloignement social actuellement en place, MNP Ltée offre des consultations gratuites par téléphone et par vidéoconférence (Skype, Messenger, Zoom, FaceTime, etc.). L’équipe de syndics autorisés en insolvabilité de MNP Ltée est autorisée par la loi à aider les personnes éprouvant des difficultés financières à faire des choix judicieux pour gérer leurs dettes pendant la crise. Visitez le site MNPdettes.ca pour prendre rendez-vous ou lancer une discussion en ligne.

À propos du sondage

Les présentes exposent certains résultats d’un sondage Ipsos mené pour le compte de MNP Ltée les 1er et 2 juin 2020. Dans le cadre de ce sondage, un échantillon de 2 001 Canadiens d’au moins 18 ans ont été interrogés. Une pondération visant à équilibrer les données démographiques a ensuite été réalisée pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et pour fournir des résultats représentatifs de l’ensemble de la population. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas présent, les résultats se situent à plus ou moins 2,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ceux qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens avaient pris part au sondage. L’intervalle de crédibilité sera plus large parmi les sous-ensembles de la population. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d’autres types d’erreurs, notamment l’erreur de couverture et l’erreur de mesure.

Un sommaire des données pour une province en particulier vous sera fourni sur demande.