MONTRÉAL (Québec), le 12 janvier 2026 – Les Québécois se préparent à une année 2026 marquée par des difficultés financières, alors que 67 % d’entre eux prévoient une augmentation du coût de la vie. Si l’on se fie au plus récent Indice des dettes à la consommation de MNP, ce pessimisme s’étend bien au-delà des prix et reflète un sentiment généralisé que la situation économique va se dégrader.
« De nombreux Québécois croient que les ménages devront composer avec un budget encore plus serré, ce qui nourrit l’anxiété concernant la stabilité financière en 2026 », explique Frédéric Lachance, syndic autorisé en insolvabilité de MNP Ltée à Montréal. « Beaucoup s’attendent à ce que la vie quotidienne se complique au cours de la prochaine année. »
La majorité des gens de la province prévoient un déclin de l’économie dans son ensemble (55 %), et ils sont autant à anticiper une baisse de l’abordabilité des logements (60 %). Une forte proportion redoute aussi une hausse des pressions découlant des taux d’intérêt et de l’inflation (54 %), du chômage et du marché de l’emploi (44 %), ainsi que de la relation entre le Canada et les États-Unis (49 %). Les impôts (36 %), le transport (35 %) et la santé (49 %) sont trois domaines où les Québécois appréhendent des augmentations importantes. Près de trois personnes sur cinq s’inquiètent de la montée de la pauvreté et des inégalités (58 %), ainsi que de l’aggravation de la dette et du déficit publics (61 %).
Bien que les préoccupations soient importantes en ce début d’année, il y a tout de même une raison d’être optimiste. Deux répondants sur cinq (43 %) déclarent qu’ils sont chaque mois à 200 $ ou moins de l’insolvabilité, ce qui représente une baisse de 6 points par rapport au trimestre dernier. En moyenne, les Québécois disposent de 744 $ à la fin du mois, une augmentation de 60 $ par rapport au trimestre précédent. Bien que ces gains suggèrent un certain répit financier, le Québec est la province où le surplus mensuel moyen est le plus faible. De plus, moins de la moitié des gens (40 %, -5 points) bénéficient d’un fonds d’urgence couvrant leurs dépenses pour une période de six mois, ce qui rend vulnérables de nombreux ménages.
« Sous l’effet d’une pression financière soutenue, les Québécois choisissent soit d’agir, soit de ne rien faire. Leur réaction dépend souvent de la latitude qu’ils estiment posséder, souligne M. Lachance. Certaines personnes disposent d’une plus grande marge de manœuvre, ce qui leur permet de modifier leur budget et d’explorer des solutions. Par contre, l’incertitude économique persistante pousse les gens qui disposent de moins de flexibilité à éviter de prendre des décisions financières. »
Face à des pressions financières grandissantes, les Québécois ne réagissent pas tous de la même façon. En effet, plus de trois personnes sur cinq (62 %) décident de prendre les choses en main : elles revoient leur budget (48 %), consolident leurs dettes (15 %) ou font appel à un conseiller financier (10 %). D’ailleurs, c’est au Québec qu’on observe la plus forte tendance à réorganiser son budget ou à consolider ses dettes. Cependant, près d’un tiers des gens (31 %) choisissent de fuir la réalité : ils évitent de penser à leurs finances (9 %), esquivent les discussions sur l’argent (14 %) ou se tournent vers le crédit pour payer leurs dépenses essentielles (8 %). Plus d’une personne sur 10 (14 %) fige face à un stress financier, ignorant par où commencer.
« Beaucoup de Québécois fuient leurs problèmes d’argent, mais cette stratégie ne procure qu’un répit illusoire, affirme M. Lachance. Éviter les discussions financières ou recourir davantage au crédit peut réduire temporairement le stress, mais ces habitudes permettent souvent aux problèmes de s’accumuler en arrière-plan, ce qui complique la reprise en main. »
Les taux d’intérêt continuent de peser lourdement sur la population québécoise, même si la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %. Deux répondants sur trois (66 %, +3 points) ont désespérément besoin de les voir diminuer. Plus de la moitié des personnes sondées (52 %) s’inquiètent de leur capacité à rembourser leurs dettes même si les taux d’intérêt venaient à diminuer, une augmentation considérable de 10 points par rapport au trimestre précédent. Les gens du Québec sont plus enclins que les autres Canadiens (49 %, +9 points) à craindre qu’une hausse des taux d’intérêt ne les mène à la faillite.
« Même si la situation financière s’améliore pour certains Québécois, l’incertitude persiste quant à l’année à venir, surtout chez ceux qui croulent sous les dettes, indique M. Lachance. En raison des problèmes d’abordabilité qui perdurent et de la sensibilité aux taux d’intérêt, les ménages n’ont pratiquement aucune marge de manœuvre. »
Très peu de Québécois font appel à des services professionnels pour gérer leur stress financier, et ce, malgré des préoccupations généralisées concernant les coûts, l’endettement et l’année à venir. Seulement 10 % d’entre eux ont fait appel à des services professionnels pour atténuer la pression financière.
Ces constatations vont dans le même sens qu’un récent avis aux consommateurs publié conjointement par le Bureau du surintendant des faillites (BSF) et l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilité et de la réorganisation (ACPIR). On y souligne que le stress et la stigmatisation peuvent freiner les Québécois dans leur démarche pour obtenir de l’aide et retarder l’accès aux conseils de syndics autorisés en insolvabilité.
« Trop de gens essaient de gérer leur stress financier seuls, soutient M. Lachance. Les syndics autorisés en insolvabilité sont des professionnels sous réglementation fédérale qui aident les personnes endettées à comprendre les options qui s’offrent à elles et à prendre des décisions éclairées pour retrouver la tranquillité d’esprit. »
Les syndics autorisés en insolvabilité sont les seuls professionnels sous réglementation fédérale pouvant offrir aux gens des solutions à l’endettement afin de les en libérer, notamment la proposition de consommateur et la faillite, et de faire cesser immédiatement les appels désagréables des créanciers.
« Il est important de savoir que les conseils pour gérer les dettes ne se valent pas tous, affirme M. Lachance. Les personnes éprouvant des difficultés financières peuvent être particulièrement vulnérables à la désinformation ou aux promesses de solutions rapides. En faisant appel à un professionnel chevronné, les Québécois peuvent bénéficier de conseils objectifs qui tiennent compte de leur situation financière. »
L’équipe de syndics autorisés en insolvabilité de MNP offre des consultations gratuites aux Québécois aux prises avec de sérieux problèmes financiers. Elle a comme mandat de leur fournir des conseils impartiaux, de les aider à mieux comprendre leurs droits et de les orienter vers la meilleure voie à suivre.
À propos de MNP Ltée
MNP Ltée, division du cabinet comptable national MNP S.E.N.C.R.L., s.r.l., est le plus important groupe de professionnels en insolvabilité au Canada. Depuis plus de 50 ans, son équipe chevronnée de conseillers et de syndics autorisés en insolvabilité travaille avec les particuliers pour les aider à surmonter leurs difficultés financières et à reprendre leurs finances en main. Comptant plus de 240 bureaux d’un océan à l’autre, MNP aide chaque année des milliers de Canadiens aux prises avec d’importants problèmes d’endettement. Visitez notre site Web au MNPdettes.ca pour communiquer avec un syndic autorisé en insolvabilité ou utiliser gratuitement nos outils d’autoévaluation de l’endettement. Abonnez-vous à notre capsule Parlons dettes en trois minutes pour obtenir régulièrement des conseils pratiques sur la gestion des dettes et les finances personnelles.
À propos de l’Indice des dettes à la consommation de MNP
L’Indice des dettes à la consommation de MNP permet de prendre le pouls des Canadiens à l’égard de leur endettement, en plus de mesurer leur capacité à payer leurs factures et à faire face aux imprévus et aux hausses de taux d’intérêt sans risquer l’insolvabilité. Réalisé par Ipsos et mis à jour chaque trimestre, cet indice est l’un des baromètres les plus fiables de la situation financière des Canadiens.
Maintenant à sa 35e édition, l’Indice a connu une hausse de un point depuis le dernier trimestre pour ressortir à 87 points. Consultez MNPdettes.ca pour en savoir plus.
Les résultats du sondage ont été compilés par Ipsos, pour le compte de MNP Ltée, entre le 28 novembre et le 1er décembre 2025. Dans le cadre de ce sondage, un échantillon de 2 001 Canadiens d’au moins 18 ans ont été interrogés. Une pondération visant à équilibrer les données démographiques a ensuite été réalisée pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et pour fournir des résultats représentatifs de l’ensemble de la population. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas présent, les résultats se situent à plus ou moins 2,7 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ceux qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens avaient pris part au sondage. L’intervalle de crédibilité sera plus large parmi les sous-ensembles de la population. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d’autres types d’erreurs, notamment l’erreur de couverture et l’erreur de mesure.