L’Indice des dettes à la consommation de MNP révèle que les Néo-Brunswickois anticipent une année 2026 difficile

2026-01-12

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Auteur: Tara Silliker

Trois résidents du Canada atlantique sur cinq s’attendent à une pression immobilière accrue (61 %) – l’un des taux les plus élevés au pays – ainsi qu’à une hausse du coût de la vie (68 %).

Un édifice dans un champ enneigé au Nouveau-Brunswick.

MONCTON (Nouveau-Brunswick), le 12 janvier 2026 – Les résidents du Canada atlantique se préparent à une année 2026 marquée par des difficultés financières, alors que près de 7 personnes sur 10 (68 %) prévoient une augmentation du coût de la vie. Si l’on se fie au plus récent Indice des dettes à la consommation de MNP, ce pessimisme s’étend bien au-delà des prix et reflète un sentiment généralisé que la situation économique va se dégrader.

« Dans les provinces de l’Atlantique, les gens sont nombreux à penser que les finances des ménages seront mises à rude épreuve, ce qui accentue les inquiétudes liées à la stabilité économique », affirme Tara Silliker, syndique autorisée en insolvabilité de MNP Ltée. « Beaucoup de résidents de la région appréhendent une flambée des coûts, et la rareté des logements abordables pèse lourdement sur les ménages. »

L’abordabilité des logements suscite de vives inquiétudes dans le Canada Atlantique, alors que trois personnes sur cinq (61 %) estiment que la situation se dégradera cette année. Il s’agit de la proportion la plus forte au pays. Les gens de la région sont également ceux qui s’attendent le plus à une détérioration de la relation entre le Canada et les États-Unis (58 %). Trois répondants sur cinq prévoient un déclin de l’économie dans son ensemble (59 %) et redoutent une hausse des pressions découlant des taux d’intérêt et de l’inflation (63 %), tandis que plus de la moitié anticipent un recul du marché de l’emploi et une augmentation du chômage (53 %). Plus d’une personne sur deux juge probable une hausse des impôts (55 %), des coûts de transport (57 %) et des coûts de santé (51 %). Trois personnes sur cinq s’inquiètent aussi de la montée de la pauvreté et des inégalités (64 %), ainsi que de l’aggravation de la dette et du déficit publics (66 %).

Bien que les préoccupations soient importantes en ce début d’année, il y a tout de même une raison d’être optimiste. Deux répondants sur cinq (39 %) déclarent être chaque mois à 200 $ ou moins de l’insolvabilité, ce qui représente une baisse de 11 points par rapport au trimestre dernier. En moyenne, les résidents du Canada atlantique disposent de 995 $ à la fin du mois, une augmentation de 193 $ par rapport au trimestre précédent. Bien que ces gains suggèrent un certain répit financier, moins de la moitié d’entre eux (39 %, ‑3 points) bénéficient d’un fonds d’urgence couvrant leurs dépenses pour une période de six mois, ce qui rend vulnérables de nombreux ménages.

« Sous l’effet d’une pression financière soutenue, les résidents du Canada atlantique soit agissent, soit hésitent, souligne Tara Silliker. Leur réaction dépend souvent de la latitude qu’ils estiment posséder. Certaines personnes disposent d’une plus grande marge budgétaire, ce qui leur permet d’apporter des ajustements et d’explorer les options pour gérer leurs dettes. Par contre, l’incertitude économique persistante pousse ceux qui disposent de moins de flexibilité à éviter l’endettement. »

Face à des pressions financières grandissantes, les résidents du Canada atlantique ne réagissent pas tous de la même façon. En effet, trois personnes sur cinq (62 %) décident de prendre les choses en main : elles revoient leur budget (36 %), consolident leurs dettes (14 %) ou font appel à un conseiller financier (15 %). D’ailleurs, c’est dans le Canada atlantique qu’on observe la plus forte tendance à recourir aux conseils d’un professionnel. Cependant, près de la moitié des gens (47 %) choisissent de fuir la réalité : ils évitent de penser à leurs finances (21 %), esquivent les discussions sur l’argent (22 %) ou se tournent vers le crédit pour payer leurs dépenses essentielles (20 %). Au Canada, les résidents des provinces de l’Atlantique sont les plus enclins à reconnaître avoir eu ces trois réactions de fuite. Une personne sur cinq (21 %) fige face à un stress financier, ignorant par où commencer.

« Fuir ses problèmes d’argent peut donner l’impression qu’on maîtrise la situation, souligne Mme Silliker. Cependant, bien que reporter le paiement des factures, éviter les discussions financières ou recourir davantage au crédit puisse réduire le stress sur le coup, ces habitudes permettent souvent aux problèmes de s’accumuler en arrière-plan, ce qui complique la reprise en main. »

Les taux d’intérêt continuent de peser lourdement sur la population du Canada atlantique, même si la Banque du Canada a maintenu son taux directeur à 2,25 %. Au total, 7 personnes interrogées sur 10 (70 %, +2 points) ont désespérément besoin de les voir diminuer, et plus de la moitié (55 %, +4 points) d’entre elles s’inquiètent toujours de leur capacité à rembourser leurs dettes. Il s’agit des proportions les plus élevées au pays. Près d’un répondant sur deux (48 %) craint qu’une hausse des taux d’intérêt le conduise à la faillite, une augmentation de six points par rapport au dernier trimestre.

« L’incertitude persiste quant à l’année à venir, surtout chez les personnes qui croulent sous les dettes, indique Mme Silliker. La sensibilité aux taux d’intérêt et les inquiétudes liées au remboursement des dettes étant plus marquées dans le Canada atlantique que dans le reste du pays, les ménages n’ont pratiquement aucune marge de manœuvre. »

Bien que les préoccupations concernant les coûts, les dettes et l’année à venir soient largement répandues dans le Canada atlantique, à peine un peu plus de 1 répondant sur 10 (15 %) a fait appel à des services professionnels pour atténuer la pression financière.

Ces constatations vont dans le même sens qu’un récent avis aux consommateurs publié conjointement par le Bureau du surintendant des faillites (BSF) et l’Association canadienne des professionnels de l’insolvabilité et de la réorganisation (ACPIR). Cet avis souligne que le stress et la stigmatisation peuvent freiner les Canadiens dans leur démarche pour obtenir de l’aide et retarder l’accès aux conseils de syndics autorisés en insolvabilité.

« Trop de gens essaient de gérer leur stress financier seuls, soutient Mme Silliker. Les syndics autorisés en insolvabilité sont des professionnels réglementés qui aident les personnes endettées à comprendre les options qui s’offrent à elles et à prendre des décisions éclairées pour empêcher que les problèmes financiers s’aggravent. »

Les syndics autorisés en insolvabilité sont les seuls professionnels sous réglementation fédérale pouvant offrir aux gens des solutions à l’endettement afin de les en libérer, notamment la proposition de consommateur et la faillite, et de faire cesser immédiatement les appels désagréables des créanciers.

« Il est important de savoir que les conseils pour gérer les dettes ne se valent pas tous, affirme Mme Silliker. Les personnes éprouvant des difficultés financières peuvent être plus vulnérables à la désinformation ou aux promesses de solutions rapides. En faisant appel à un professionnel chevronné, les résidents du Canada atlantique peuvent bénéficier de conseils objectifs qui tiennent compte de leur situation financière. »

L’équipe de syndics autorisés en insolvabilité de MNP offre des consultations gratuites aux Canadiens aux prises avec de sérieux problèmes financiers. Elle a comme mandat de leur fournir des conseils impartiaux, de les aider à mieux comprendre leurs droits et de les orienter vers la meilleure voie à suivre.

À propos de MNP Ltée

MNP Ltée, division du cabinet comptable national MNP S.E.N.C.R.L., s.r.l., est le plus important groupe de professionnels en insolvabilité au Canada. Depuis plus de 50 ans, son équipe chevronnée de conseillers et de syndics autorisés en insolvabilité travaille avec les particuliers pour les aider à surmonter leurs difficultés financières et à reprendre leurs finances en main. Comptant plus de 240 bureaux d’un océan à l’autre, MNP aide chaque année des milliers de Canadiens aux prises avec d’importants problèmes d’endettement. Visitez notre site Web au MNPdettes.ca pour communiquer avec un syndic autorisé en insolvabilité ou utiliser gratuitement nos outils d’autoévaluation de l’endettement. Abonnez-vous à notre capsule Parlons dettes en trois minutes pour obtenir régulièrement des conseils pratiques sur la gestion des dettes et les finances personnelles.

À propos de l’Indice des dettes à la consommation de MNP

L’Indice des dettes à la consommation de MNP permet de prendre le pouls des Canadiens à l’égard de leur endettement, en plus de mesurer leur capacité à payer leurs factures et à faire face aux imprévus et aux hausses de taux d’intérêt sans risquer l’insolvabilité. Réalisé par Ipsos et mis à jour chaque trimestre, cet indice est l’un des baromètres les plus fiables de la situation financière des Canadiens.

Maintenant à sa 35e édition, l’Indice a connu une hausse de un point depuis le dernier trimestre pour ressortir à 87 points. Consultez MNPdettes.ca pour en savoir plus.

Les résultats du sondage ont été compilés par Ipsos, pour le compte de MNP Ltée, entre le 28 novembre et le 1er décembre 2025. Dans le cadre de ce sondage, un échantillon de 2 001 Canadiens d’au moins 18 ans ont été interrogés. Une pondération visant à équilibrer les données démographiques a ensuite été réalisée pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et pour fournir des résultats représentatifs de l’ensemble de la population. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas présent, les résultats se situent à plus ou moins 2,7 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ceux qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens avaient pris part au sondage. L’intervalle de crédibilité sera plus large parmi les sous-ensembles de la population. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d’autres types d’erreurs, notamment l’erreur de couverture et l’erreur de mesure.

Tara Silliker

Tara Silliker

CIRP, LIT, CPA, CA

Disponible à : Moncton, Bathurst, Edmundston, Fredericton, Miramichi, Moncton

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