La confiance des Québécois à l’égard de leurs finances personnelles et leur capacité à rembourser leurs dettes s’effrite sur fond de lassitude et d’incertitude causées par la pandémie

  • Quatre répondants sur dix sont préoccupés par leur niveau d’endettement (38 %, hausse de 5 pts)
  • Près de la moitié affirment regretter leur niveau d’endettement (45 %, hausse de 4 pts).
  • Quarante-quatre p. cent des répondants doutent qu’ils pourront joindre les deux bouts cette année (hausse de 1 point)
  • Le quart des répondants sont d’avis qu’ils ne pourraient pas composer avec une perte d’emploi ou une baisse de salaire ou des heures de travail sans s’endetter davantage (26 %, hausse de 3 points).

MONTRÉAL, QC – 17 janvier 2022 – Selon l’Indice des dettes à la consommation de MNP, un sondage mené trimestriellement par Ipsos, la confiance des Québécois s’effrite au sujet de leurs finances personnelles compte tenu de l’incertitude et de la lassitude causées par la pandémie, lesquelles persistent du fait de la propagation du variant Omicron de la COVID-19. Comparativement au dernier trimestre, plus de résidents du Québec (38 %) se disent préoccupés par leur niveau d’endettement, un bond de cinq points. Ils sont un peu moins nombreux à affirmer pouvoir régler aisément leurs dépenses courantes au cours de l’année (56 %, baisse de 1 point).

L’Indice des dettes à la consommation de MNP, qui mesure la perception des Canadiens à l’égard de leur endettement et leur capacité à pouvoir payer leurs factures et composer avec les imprévus, a reculé de sept points depuis le dernier trimestre pour ressortir à 88 points – son plus bas niveau jamais affiché depuis sa création en juin 2017.

« La dette des ménages québécois ne cesse de s’accroître, ce qui est source d’inquiétude à l’aube d’une deuxième année de pandémie, mentionne Frédéric Lachance, syndic autorisé en insolvabilité chez MNP Ltée à Montréal. Nous observons généralement une baisse de l’optimisme lorsque les factures des Fêtes arrivent, mais cette année, d’autres facteurs viennent assombrir le portrait. La propagation du variant Omicron et la lassitude qui s’installe en raison de la pandémie, de même qu’une possible hausse des taux d’intérêt et la montée de l’inflation, sont autant de facteurs qui peuvent accroître l’insécurité financière des Québécois. »

Compte tenu de l’incertitude liée au coronavirus qui persiste, nombre de Québécois se disent anxieux par rapport à leurs finances et certains redoutent non sans raison les ennuis financiers pouvant découler d’un imprévu. Moins d’un répondant sur trois (30 %, baisse de 1 point) croit pouvoir tenir le coup sans s’endetter en cas d’imprévu. Plus de Québécois (26 %) craignent aussi de ne pas être en mesure de composer avec une perte d’emploi ou une perte de salaire ou d’heures de travail, une hausse de trois points depuis septembre. Une proportion similaire de Québécois (25 %) doutent de pouvoir s’en sortir financièrement s’ils devaient cesser de travailler pendant trois mois en raison d’une maladie, une hausse de trois points. Deux répondants sur dix (18 %, inchangé) sont d’avis qu’ils ne pourraient pas payer les réparations en cas de bris de leur véhicule. Dans la même foulée, les Québécois sont beaucoup moins confiants de pouvoir payer leurs frais de scolarité ou ceux d’un proche (26 %, baisse de 5 points).

« Nous savons que les dépenses imprévues constituent l’une des principales raisons pour lesquelles les ménages se retrouvent en difficulté financière. Pendant que le Québec amorce la nouvelle année en imposant des restrictions pour lutter contre la COVID-19, ils sont nombreux à avoir dû composer avec une nouvelle fermeture de commerce, une perte d’emploi ou des préoccupations de santé en lien avec la pandémie. On peut comprendre pourquoi certains parviennent difficilement à voir la lumière au bout du tunnel », affirme M. Lachance.

Quatre Québécois sur dix (41 %) affirment être à 200 $ ou moins de ne pouvoir s’acquitter de leurs obligations financières chaque mois, une baisse de deux points depuis le dernier trimestre. Environ le quart (23 %, baisse de 1 point) soutiennent qu’ils ne gagnent pas suffisamment d’argent pour régler leurs factures et rembourser leurs dettes. Pire encore, un plus grand nombre de Québécois disent qu’ils ont plus de mal à rembourser leurs dettes (23 %, hausse de 2 points), et qu’il est devenu moins envisageable d’économiser (15 % hausse de 4 points).

« Bon nombre de ménages ont étiré leur budget au maximum pendant la pandémie. Certains ont été contraints de puiser dans leurs économies ou de recourir au crédit pour payer leurs dettes et factures. La hausse du coût de la vie pourrait pousser certains des ménages qui n’ont plus de marge de manœuvre à s’endetter davantage pour payer le nécessaire », ajoute M. Lachance.

Toutefois, M. Lachance précise qu’il est rassurant de voir que contrairement à leurs compatriotes des autres provinces, les Québécois semblent se tenir loin de ce que bien des professionnels en insolvabilité considèrent comme de mauvaises habitudes financières. Comparativement à la même période l’an dernier, les Québécois sont les plus susceptibles d’affirmer (58 %) qu’ils n’ont pas pris ces mauvaises habitudes et les moins portés à soutenir qu’ils n’ont payé que le solde minimum sur leur carte de crédit (14 %, baisse de 1 point) ou emprunté de l’argent qu’ils ne pourront rembourser rapidement (5 %, baisse de 1 point). Malgré tout, ils ne sont pas à l’abri des dépenses excessives; un plus grand nombre de Québécois admettent avoir été séduits par les aubaines d’occasions comme le Vendredi fou (14 %, hausse de 4 points). De plus, six répondants sur dix (60 %, hausse de 1 point) mentionnent que les faibles taux d’intérêt leur ont donné l’occasion d’effectuer des achats qu’ils n’auraient pu se permettre en d’autres circonstances, une légère hausse depuis le trimestre précédent.

L’inflation et le coût de la vie n’étant jamais bien loin dans leur esprit, un Québécois sur dix (11 %) est d’avis que son endettement est pire aujourd’hui qu’il y a un an – une hausse frappante de quatre points depuis septembre. Près de la moitié (45 %, hausse de 4 points) affirment regretter leur niveau d’endettement. Certains Québécois semblent inquiets de ce qui les attend dans cinq ans. En effet, un sur dix (8 %, inchangé) est d’avis qu’il sera davantage endetté.

« Un grand nombre de Québécois admettent qu’ils ont profité des faibles taux d’intérêt de 2021 pour effectuer des achats qu’ils ne pourraient pas se permettre en temps normal. Ils risquent de se rapprocher du précipice lorsque les factures des Fêtes arriveront et viendront mettre de la pression sur leur budget, sans compter la hausse potentielle des taux d’intérêt, qui rendra ces achats plus inabordables, explique M. Lachance. Les personnes qui atteignent ce point de bascule pourraient faire appel au crédit pour joindre les deux bouts, ce qui les entraînera dans une spirale d’endettement. Ceux et celles qui reconnaissent les premiers signes de difficultés financières et cherchent de l’aide auprès de professionnels auront l’esprit en paix sachant qu’ils trouveront du soutien pour faire face à leur endettement. »

Les syndics autorisés en insolvabilité sont les seuls professionnels encadrés par le gouvernement fédéral à pouvoir guider les Québécois dans leurs options pour venir à bout de l’endettement. Ils fournissent des conseils sur mesure et impartiaux aux particuliers pour les aider à faire les bons choix afin de gérer leurs dettes de façon responsable.

« L’endettement qui devient hors de contrôle peut causer énormément de stress et d’anxiété, tout comme les appels des créanciers et des agences de recouvrement, les saisies de salaire et les problèmes fiscaux. Consulter un professionnel peut vous éviter cette anxiété. Plus tôt on demande de l’aide, par exemple lorsqu’on réalise qu’on ne pourra effectuer un paiement à venir, plus tôt on effectuera le premier pas vers un retour à la stabilité financière », soutient M. Lachance.

Les Québécois peuvent demander une consultation confidentielle et gratuite avec un syndic autorisé en insolvabilité de MNP Ltée afin de faire le bilan de leur situation financière. Les syndics autorisés en insolvabilité sont les seuls professionnels encadrés par le gouvernement. Ils offrent une gamme complète de solutions à l’endettement, dont la proposition de consommateur, le règlement de dettes à l’amiable et la faillite.

À propos de MNP Ltée

MNP Ltée, division du cabinet comptable national MNP S.E.N.C.R.L., s.r.l., est le plus important groupe de professionnels en insolvabilité au Canada. Depuis plus de 50 ans, son équipe chevronnée de conseillers et de syndics autorisés en insolvabilité travaille avec les particuliers pour les aider à surmonter leurs difficultés financières et à reprendre leurs finances en main. Comptant plus de 240 bureaux d’un océan à l’autre, MNP aide chaque année des milliers de Canadiens aux prises avec d’importants problèmes d’endettement. Visitez notre site Web au MNPdettes.ca pour communiquer avec un syndic autorisé en insolvabilité ou utiliser gratuitement nos outils d’autoévaluation de l’endettement. Abonnez-vous à notre capsule L’info dettes en trois minutes pour obtenir régulièrement des conseils pratiques sur la gestion des dettes et les finances personnelles.

À propos de l’Indice des dettes à la consommation de MNP

L’Indice des dettes à la consommation de MNP permet de prendre le pouls des Canadiens à l’égard de leur endettement et de mesurer leur capacité à payer leurs factures et à faire face aux imprévus et aux hausses de taux d’intérêt sans risquer l’insolvabilité. Réalisé par Ipsos et mis à jour chaque trimestre, cet indice est l’un des baromètres les plus fiables de la situation financière des Canadiens.

Maintenant à sa dix-neuvième édition, l’Indice a plongé de sept points depuis le dernier trimestre pour ressortir à 88 points, son niveau le plus bas depuis sa création en juin 2017. Consultez MNPdettes.ca pour en savoir plus.

Les données les plus récentes, qui ont servi à produire le 19e indice des dettes à la consommation de MNP, ont été compilées par Ipsos entre le 1er et le 7 décembre 2021 pour le compte de MNP Ltée. Dans le cadre de ce sondage, un échantillon de 2 000 Canadiens d’au moins 18 ans ont été interrogés. Une pondération visant à équilibrer les données démographiques a ensuite été réalisée pour s’assurer que la composition de l’échantillon reflète celle de la population adulte selon les données du recensement et pour fournir des résultats représentatifs de l’ensemble de la population. La précision des sondages en ligne d’Ipsos est mesurée au moyen d’un intervalle de crédibilité. Dans le cas présent, les résultats se situent à plus ou moins 2,5 points de pourcentage, 19 fois sur 20, de ceux qui auraient été obtenus si tous les adultes canadiens avaient pris part au sondage. L’intervalle de crédibilité sera plus large parmi les sous-ensembles de la population. Tous les questionnaires et sondages peuvent être affectés par d’autres types d’erreurs, notamment l’erreur de couverture et l’erreur de mesure.

Un sommaire de certaines données nationales vous sera fourni sur demande